Un Paris-Roubaix sous la pluie, on attendait ça depuis vingt ans. Les uns (le public) avec un sadisme gourmand, les autres (les coureurs) avec une appréhension d’autant plus insondable qu’aucun ne pouvait se prévaloir de l’avoir déjà vécu. Depuis dimanche soir, ils savent, et dans vingt ans ils pourront dire «j’y étais». Ils et elles, car pour la première fois après 124 ans, la course s’est ouverte aux femmes, sur un parcours réduit et avec un peu moins de pluie – car disputée samedi – mais avec autant de mérite et de courage à survivre à «l’Enfer du Nord».