Patty Schnyder est à trois victoires de sa nouvelle idée fixe: gagner un tournoi du Grand Chelem. A 7-6, balle de 5-0 en faveur d'Elena Dementieva, sa position semblait intenable. «J'étais plutôt confiante», avouera la Russe. Avant de maugréer: «Son jeu de gauchère est particulièrement difficile à lire.» Patty Schnyder a du cran. C'est toute la découverte de cette rencontre qui, souvent, l'a vu déployer une ténacité inespérée. «Au terme du premier set, j'étais frustrée, car j'avais dominé dans l'échange sans parvenir à concrétiser, a-t-elle commenté. J'ai mis du temps à ravaler ma déception. Quand tout semblait perdu, j'ai eu un sursaut d'amour-propre. J'ai signé là l'une des plus belles victoires de ma carrière. Si mes souvenirs sont bons, je n'avais plus battu une «top ten» en Grand Chelem depuis au moins quatre ans.» En quart de finale, Patty Schnyder héritera d'une adversaire à sa portée en la personne de Nathalie Déchy, WTA 25. La Française a sanctionné les approximations inhabituelles d'Anastasia Myskina – 45 fautes directes! – d'une défaite sans appel (6-4 6-2). «Je commence à beaucoup aimer l'Open d'Australie, a souri Patty Schnyder. L'an dernier, j'étais arrivée en demi-finale. Je ne saurais m'en contenter cette fois-ci.»