Paul-Henri Mathieu, 261e mondial, a écrit l’histoire jeudi à Roland-Garros en battant l’Américain John Isner, tête de série N.10, en cinq sets et 05h41 de jeu pour atteindre le troisième tour.

Le Français, miraculé des courts, s’est imposé 6-7 (2/7), 6-4, 6-4, 3-6, 18-16 à sa septième balle de match.

«Je ne sais pas quoi dire, c’était un match fou, j’ai du mal à croire que j’ai gagné ce match», a-t-il déclaré au micro de FranceTelevisions.

Si le match est resté loin, en termes de durée de jeu, du record de 11H05 établi lors de la rencontre entre... John Isner et un autre Français, Nicolas Mahut, à Wimbledon en 2010, il a néanmoins repoussé quelques limites.

Un record est même tombé, celui du nombre de jeu disputés dans une partie à Roland-Garros depuis l’introduction du tie-break en 1973, 76 jeux (!).

Mais au-delà des chiffres, la rencontre, a été époustoufflante de bout en bout et a atteint des sommets dans le cinquième set.

Après avoir déjà remonté deux sets de retard au premier tour pour gagner en cinq, l’Alsacien a une nouvelle fois repoussé ses limites, une performance d’autant plus énorme qu’il revient d’une très grave blessure. «PHM» a été absent du circuit durant 15 mois après une grave blessure au genou gauche qui lui a valu une très lourde opération.

Mathieu n’a pu retenir ses larmes sur le court alors qu’il s’adressait à un public ivre de joie qui l’a porté du début à la fin de la rencontre.

Au prochain tour, le Français rencontrera le vainqueur de la rencontre entre l’Espagnol Marcel Granollers, tête de série n°20 et le qualifié tunisien Malek Jaziri.