Toute cette semaine, «Le Temps» raconte le Mondiale de football de 1990, il y a donc exactement trente ans de cela, en Italie. Une édition exceptionnelle, à tout point de vue.

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«Genève sera-t-elle la dernière ville communiste au monde?» Entre énième Genferei et curiosité mondiale, la nomination au 1er juin 1990 par le Conseil administratif de la ville d’André Hediger au poste de maire de Genève est instantanément un anachronisme. Figure du Parti suisse du travail (PdT), «Dédé» Hediger devient le premier citoyen d’une ville à l’opulence ostentatoire, encore inconsciente de la crise immobilière qui l’attend au tournant des années 1990.

Tout aussi symbolique, quoique allant dans le sens d’une Histoire contraire, l’équipe d’URSS se présente début juin à la Coupe du monde en Italie privée pour la première fois de la fameuse inscription CCCP sur le poitrail. A la place, le mythique maillot rouge s’orne d’un vilain dégradé grisâtre de triangles, sorte de mosaïque qui préfigure son émiettement prochain.