Au premier jour de la seconde semaine du procès du FIFAgate au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone, on pouvait s’attendre à ce que le réquisitoire du Ministère public de la Confédération (MPC) soit dur envers Jérôme Valcke. Il le fut. L’ancien secrétaire général de la FIFA, accusé de «gestion déloyale aggravée répétée» et considéré par le MPC comme «l’homme au centre de l’affaire», a entendu à 16h40 le procureur Joël Pahud requérir contre lui, au terme d’une lecture des faits entamée à 9h du matin, une peine de prison de 36 mois, avec sursis partiel.

Mais le procureur fédéral s’est montré tout aussi sévère à l’égard de Nasser al-Khelaïfi. Le président du PSG et du BeIn Media Group, accusé d'«instigation à gestion déloyale aggravée» pour avoir mis à disposition de Jérôme Valcke une somptueuse villa en Sardaigne en échange supposé de l’attribution à BeIn des droits télé pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient des Coupes du monde 2026 et 2030, se voit réclamer une peine de 28 mois, avec sursis partiel. Pour le troisième prévenu (absent au procès), l’homme d’affaires grec Dinos Deris, la réquisition est de 30 mois pour instigation à gestion déloyale aggravée et corruption active.