Ancien capitaine de l’équipe de Suisse de football, docteur en psychologie et psychothérapeute, Lucio Bizzini a créé le premier syndicat suisse des joueurs de football, introduit en équipe nationale l’approche psychologique des matchs, et cofondé l’Association suisse de psychothérapie cognitive. Il intervient régulièrement dans Le Temps sur le sport.

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Les modèles du stress, les approches cliniques sur l’incertitude et les stratégies cognitivo-comportementales décrites pour maîtriser l’anxiété pré-compétitive sont aujourd’hui bien connus dans le coaching sportif. La psychologie du sport comme discipline scientifique est née dans les années 1960 et, très rapidement, le thème de la gestion mentale du stress lié à la compétition s’est imposé dans les études sur le sport de haut niveau.

Il a fallu cependant le passage à l’an 2000 pour définitivement considérer la psychologie appliquée au sport comme une ressource indispensable dans la formation de l’athlète de pointe. Même si, aujourd’hui encore, on hésite à révéler dans les milieux de l’élite sportive qu’on travaille avec un psychologue. A mon avis, à juste titre… Est-ce qu’un entraîneur va révéler publiquement sa stratégie? Est-ce que l’attaquant buteur donne quelques clés de son placement dans les 16 mètres? Est-ce que le médecin sportif dévoile le plan de récupération qu’il propose à l’athlète? Pas forcément, et pourquoi le feraient-ils?