Vent de fraîcheur en NBA: les Phoenix Suns et les Milwaukee Bucks s’affrontent à partir de mardi en finale. Il s’agit d’une affiche inédite, inattendue et équilibrée qui marque un renouvellement de la ligue.

Jamais couronné en cinquante-trois ans d’existence, Phoenix est de retour en finale pour la première fois depuis 1993, tandis que les Bucks, titrés en 1971, ne s’y étaient pas hissés depuis 1974. Aucun des joueurs actuels n’a jamais été champion. Un seul a déjà joué une finale: Jae Crowder l’an dernier avec Miami.

A quelques heures du coup d’envoi, les Suns, qui disposent de l’avantage du terrain, étaient assez sensiblement favoris des bookmakers pour s’adjuger quatre victoires dans cette série au meilleur des sept manches.

Antetokounmpo absent

Ils forment une équipe plutôt à l’ancienne avec, parmi ses trois éléments essentiels, un meneur organisateur (Chris Paul) et un pivot spécifique qui ne tire pas de loin (Deandre Ayton). A l’aise en transition comme sur jeu placé, Phoenix s’appuie, en attaque, sur l’arrière Devin Booker, particulièrement dangereux à mi-distance, une zone souvent délaissée dans la NBA actuelle.

Plus frais, avec un match de moins disputé durant ces play-off (16 contre 17 aux Bucks) et une semaine de repos quand Milwaukee n’aura eu que trois jours, les Suns affrontent aussi une équipe dont le meilleur joueur, Giannis Antetokounmpo, est incertain (blessure au genou gauche).

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Quel que soit le vainqueur de cette finale, cette saison aura marqué un renouvellement pour la NBA, habituée depuis onze ans à voir LeBron James ou Stephen Curry en finale, quand les deux n’étaient pas carrément opposés.