Le 8 août, Roger Federer a fêté ses 39 ans en famille, loin d’un circuit encore à l’arrêt et dont il s’est coupé, en raison d’une blessure au genou apparue juste avant la pandémie de Covid-19, au moins jusqu’à la fin de l’année 2020. Son dernier match est une exhibition, assortie d’un record du monde de spectateurs pour du tennis, le 7 février au Cap avec Rafael Nadal.

Cette longue absence relance les spéculations sur la fin de sa carrière. Federer entretient le mystère, c’est même l’un des rares sujets dont il n’aime pas parler. A Zurich, lors du shooting pour T, la question était même fortement déconseillée par son entourage. Il y a plusieurs raisons qui expliquent pourquoi le Bâlois se refuse à parler de retraite sportive. La première est que, dans son cas, donner une date transformerait tout ce qui viendrait par la suite en tournée d’adieu, ce dont il ne veut pas. La deuxième raison est que fixer une limite oblige à s’y tenir, or l’histoire du sport est pleine de ces champions qui ont annoncé leur départ longtemps à l’avance et qui, le jour J, n’en avaient plus tellement envie mais plus vraiment le choix.