Michel Platini avait boycotté son audition par la justice interne de la FIFA en décembre dernier, estimant que les jeux étaient faits. Ce lundi, il s'est cette fois présenté en personne pour contester sa suspension de huit ans de toutes activités liées au football devant la commission de recours.

Son credo n'a pas changé: il clame toujours son innocence. «Je ne me bats pas pour mon avenir, mais contre l'injustice, a-t-il déclaré avant son audience. Si j'avais quelque chose à me reprocher, je serais en Sibérie à me cacher de honte.» S'il n'obtient pas gain de cause, il pourra encore se tourner vers le Tribunal arbitral du sport, à Lausanne.

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L'enjeu n'est plus, pour lui, de se réhabiliter en vue de l'élection à la présidence de la FIFA. Il a abandonné la course - dont il était favori - faute de temps pour épuiser tous les appels possibles avant le scrutin. Mais il entend néanmoins blanchir son nom, restaurer son imager écornée et récupérer sa place de président de l'UEFA. Sepp Blatter, frappé de la même suspension que le Français, sera lui entendu ce mardi par la commission de recours. Mais il n'a pour sa part plus grand-chose à espérer: à bientôt 80 ans, sa carrière de dirigeant sportif semble bien derrière lui.