Depuis le19 août dernier et jusqu'à ce dimanche, six formations s'affrontent dans le cadre de l'édition 1999 du Geneva Polo Open, tournoi international le plus important mis sur pied par le Polo Club de Veytay (Mies, Vaud). La compétition a été présentée à la presse mardi. Dix-huit parties, y compris les finales, figurent au programme. Neuf ont déjà été disputées (3 pour chaque équipe), qui ont vu une seule formation invaincue: S.F.P./Villa Sesta. Le tournoi se poursuit jeudi (matches à 15 heures, 16h30 et 18 heures), puis samedi. Quant aux finales, elles auront toutes lieu dimanche (à 10 h pour la 5e place, à 11 h pour la 3e et à 15h30 pour la 1re).

Le polo est un sport très spectaculaire qui met en scène deux équipes de quatre cavaliers, montant avant tout des chevaux argentins (90% de juments), spécialement formés pour cela. «Les qualités d'un bon cheval de polo ont trait à sa rapidité et à sa maniabilité, explique l'Argentin Juan de Elia, ancien joueur de haut niveau qui élève lui-même, dans son pays, des équidés destinés au polo. Un cheval de haut niveau doit avoir les mêmes qualités qu'un pur-sang de course, tout en étant plus petit, plus osseux. Il doit être docile et souple afin d'être capable de s'arrêter, de virer brusquement et de reprendre sa course en un temps record.»

Un match de polo se joue en quatre périodes (chukkers) de 7'30''. Entre chaque période, le jeu est arrêté afin de permettre aux joueurs de changer de monture car l'engagement des chevaux est tel que ceux-ci ne peuvent guère disputer plus d'un quart-temps. Le jeu consiste à faire passer la balle entre les poteaux adverses (à n'importe quelle hauteur) à l'aide des maillets. La tige de ces derniers est en bambou et la tête taillée dans une pièce de bois dur avec grande attention, afin de répondre aux besoins des cavaliers en terme de poids et d'équilibre. Un bon buteur casse environ huit maillets par mois… Le polo s'apparente donc au football avec cette différence qu'il n'y a jamais de hors-jeu et que les seules règles existantes ont avant tout pour objectif d'éviter le jeu trop dangereux. Cette discipline équestre se pratique sur un terrain en gazon dont la surface (275 x 146 m) représente l'équivalent de six terrains de football avec deux buts à chaque extrémité (distance, entre les deux poteaux: 7 m 50). «Le polo est un sport exigeant, estime Yves Luginbühl, organisateur du Geneva Polo Open. Les contacts sont assez sérieux et il convient d'être au bénéfice d'une belle condition physique pour tenir toute une partie.»

Sport de riches disent certains. Discipline à la portée de toutes les bourses avancent d'autres. Le public pourra en juger entre jeudi, samedi et dimanche, à Mies. Mais une chose est sûre: le polo vaut le détour. Autant pour admirer l'habileté des cavaliers que l'aisance de leurs compagnons à quatre pattes.