Au Letzigrund, Christian Luscher n'avait rien d'un président aux abois. A quarante-huit heures d'un déplacement vers les Etats-Unis, il était tout à la joie de la victoire acquise à Zurich et soulagé d'avoir nettoyé les écuries d'Augias. Mené à trois, avec Alain Rolland et Olivier Carrard, ce balayage salutaire a fait son lot de victimes. Le chef des finances et le directeur général sont partis. Les 2 millions supplémentaires de dettes, provenant de factures «égarées» et récemment découverts à la lecture d'un audit interne, ne remettent pas en cause la survie du Servette FC, mais elle ne laisse plus aucune marge d'erreur au triumvirat Luscher/Rolland/ Carrard. Ce trio est contraint de s'impliquer plus que jamais, au quotidien, dans la bonne marche du club. L'engagement d'un nouveau directeur général est remis à des jours meilleurs. Alors que le rôle de Sébastien Fournier demeure assez flou, le pouvoir de Marco Schällibaum se trouve accru.