C’est le retour du cyclisme «à deux vitesses». «Sur le contre-la-montre, l’équipe X possède un avantage de 22 secondes, avant même de prendre le départ. Grâce à son matériel.» «Dans un sprint à 65 km/h, on a calculé que le vélo de l’équipe Y peut prendre 10 mètres d’avance sur 300 mètres.» «L’autre jour, en descente, j’étais obligé de pédaler à bloc pour m’accrocher dans les roues. Les coureurs de Deceuninck-Quick Step qui font le même poids que moi n’ont pas mis un coup de pédale. Ils sont entraînés par leur vélo.»

Notre sport est en train de devenir comme la formule 1!

Un concurrent du Tour

Notre sport est en train de devenir comme la formule 1!

Un concurrent du Tour

Les témoignages anonymes que nous avons recueillis se multiplient dans le peloton du Tour de France, à propos d’un gouffre technologique en train de se creuser. Un tabou que peu jusqu’ici osaient briser. Ce n’est pas du dopage, ni même un moteur caché, mais ces inégalités de moyens procurent un gain de performance théoriquement supérieur aux substances telles que l’EPO, et autres procédés de triche. Un concurrent de premier plan sonne l’alerte: «Notre sport est en train de devenir comme la formule 1!»