A l’échelle de l’histoire du sport, l’unihockey est une discipline récente, qui n’a commencé à se développer dans sa forme actuelle que dans les années 1970. Fondée en 1986 seulement, cinquante-quatre ans après la FIBA (basketball) et 83 ans après la FIFA (football), la Fédération internationale de floorball (son nom officiel) revendique depuis une croissance rapide et continue. Alors que la douzième édition du Championnat du monde féminin se déroule à Neuchâtel, la petite balle blanche percée de trous roule dans plus de 80 pays. Mais le premier tour de la compétition a permis de constater que son développement est loin d’être uniforme.

Les écarts sont tels que les 16 formations en lice sont réparties entre deux groupes forts, dont les deux premiers se qualifient directement pour les quarts de finale, et deux groupes faibles, dont les deux premiers défient les troisièmes et quatrièmes des groupes forts pour compléter le tableau final. Même parmi les meilleures, la hiérarchie est clairement établie. Elle voudrait que la Suède, la Finlande, la Suisse et la République tchèque se retrouvent dans le dernier carré; que les Tchèques terminent quatrièmes (elles ne sont montées sur le podium qu’une seule fois); et enfin que les Suédoises s’imposent (comme lors de huit des onze éditions précédentes).