Dopage

Quatre ans après Sotchi, le triomphe russe écorné

Six des 33 médailles gagnées par la Russie à domicile en 2014 lui ont été retirées depuis début novembre. Ce n'est peut-être pas fini

Le 23 février 2014, la Russie bouclait les Jeux olympiques de Sotchi sur un triomphe avec 33 médailles, loin devant toutes les autres nations. Mais depuis le début du mois de novembre, les annonces de disqualification de ses athlètes pour dopage se multiplient et la Norvège devrait bientôt pointer en tête du tableau des médailles officielles.

Jeudi, le Comité international olympique (CIO) a déchu quatre spécialistes de skeleton de leurs résultats à Sotchi, dont Aleksandr Tretiakov (en or chez les hommes) et Elena Nikitina (en bronze chez les dames). Cela porte à six le nombre de médailles retirées à la Russie pour ses JO à domicile. Les 1er et 9 novembre, six skieurs de fond avaient déjà été sanctionnés, leur nation perdant au passage quatre médailles dont celles d’or (Alexander Legkov) et d’argent (Maksim Vylegzhanin) obtenues lors d’un triplé alors spectaculaire sur l’épreuve de 50 kilomètres en style libre.

Suite des conclusions attendue

La grande lessive des résultats de Sotchi n’est pas terminée. Suite à la publication en décembre 2016 du rapport McLaren détaillant l’existence d’un dopage d’Etat en Russie, des procédures ont été ouvertes à l’encontre de 28 athlètes cités dans le document. Le CIO n’a publié ses conclusions qu’au sujet de 11 d’entre eux. Parmi ceux-ci, un seul cas a été classé sans sanction. Tous les autres ont été privés de leurs résultats aux Jeux 2014 et déclarés inéligibles pour les futures éditions.

Placée sous la présidence du Neuchâtelois Denis Oswald, la commission disciplinaire chargée d’enquêter sur des délits de dopage d’athlètes russes à Sotchi a promis de rendre ses conclusions relatives aux sportifs susceptibles de se qualifier pour les JO 2018 très prochainement.

De son côté, le CIO décidera début décembre lors d’une séance de sa commission exécutive si la Russie sera la bienvenue à Pyeongchang ou si elle demeurera bannie de l’aventure olympique comme elle l’a déjà été, en 2016, des Jeux d’été de Rio.

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