Arrivé à la tête de l'équipe nationale en juillet dernier, Enzo Trossero passe un examen important. En six matchs, il n'a connu qu'une victoire et lui-même l'a toujours dit: «En football, seuls les résultats comptent.» Présenté comme un motivateur hors pair, la rencontre face à la Yougoslavie lui donne l'occasion de montrer que son discours est bien perçu par l'équipe. Bien que souriant, son visage laisse transparaître une certaine tension à 24 heures d'un match capital.

– Le Temps: Sur quels points avez-vous insisté avant cette rencontre?

– Enzo Trossero: J'ai donné des consignes de pressing à mi-terrain parce que dans ce secteur de jeu, les Yougoslaves sont très forts et ils peuvent servir leurs trois attaquants. Nous devrons aussi jouer quelques ballons devant car leur défense est lente. Surtout, il faudra rester très concentrés et bien entrer dans le match. Les premières minutes sont très importantes. Mais on sait que pour obtenir un bon résultat, il sera nécessaire de faire le maximum durant toute la rencontre.

– Le dernier match amical a mis en évidence des lacunes d'organisation. Comment y remédier?

– Les Yougoslaves auront 55 à 60% du temps le ballon. Ils sont très habiles, nous devons être bien organisés avec deux lignes de quatre joueurs pour les contenir. Cela passe par un marquage individuel.

– Vous paraissez plus tendu qu'à l'accoutumée.

– La tension est normale.

– Vos joueurs sont-ils aussi dans cet état d'esprit?

– Je pense que oui. Nous avons bien travaillé, parlé entre nous. Tout le monde se sent concerné.

– Vous contenteriez-vous d'un match nul?

– Oui. C'est important. Nous avons besoin d'un bon résultat et je suis convaincu que l'équipe en a la capacité.