Après une victoire et un match nul, le Servette FC a connu deux défaites consécutives en championnat face au Lausanne-Sports (0-4) et à Sion (1-0). Lors de la 5e journée, les Genevois affrontent ce soir aux Charmilles (19 h 30) Neuchâtel Xamax. Avec quatre points, les deux équipes se retrouvent respectivement 8e et 9e au classement. Un troisième faux pas consécutif mettrait les «grenat» dans une situation plutôt inconfortable. L'entraîneur Lucien Favre le sait. Mais il ne se veut pas pour autant pessimiste. Il prône le travail sur le long terme et est conscient que ses idées vont prendre du temps à se réaliser.

Le Temps: Quel a été le mot d'ordre à l'entraînement cette semaine?

Lucien Favre: Travail, travail et encore travail… Nous savons qu'à domicile, face à Neuchâtel Xamax, nous devons réagir et tout faire pour gagner.

– Vous attendez-vous à une réaction d'orgueil?

– Contre Lausanne-Sports et face à Sion, nous pouvions prétendre récolter des points. Si nous ne l'avons pas fait, c'est qu'il nous manque quelque chose en ce moment.

– Plus précisément?

– Il y a certes les occasions ratées, mais les erreurs sont davantage collectives qu'individuelles. Nous manquons de sérénité lorsque nous posons le jeu et cela se reflète par trop de précipitation. Nous devons mieux faire tourner le ballon pour mettre hors de position notre adversaire.

– Que craignez-vous particulièrement à Neuchâtel Xamax?

– Tout le monde dit que Xamax est la bête noire de Servette, mais cela ne veut rien dire. On connaît notre adversaire: une équipe très athlétique. Elle l'a démontré en battant Bâle. Mais nous devons surtout penser à nous.

– A quels aspects en particulier?

– Le jeu sans ballon est l'aspect le plus important. De même que la récupération collective du ballon.

– En décembre, les huit premiers du championnat disputeront le tour final et les quatre derniers le tour de promotion-relégation. On parle sans cesse de pression supplémentaire à cause de cette barre. La ressentez-vous?

– Non. S'il y avait seize équipes parmi l'élite, il faudrait aussi gagner des matchs.

– En ce début de championnat, les forces en présence semblent équilibrées. Pensez-vous que cela va durer?

– Hormis trois ou quatre équipes, il y a peu d'écart entre les formations. Jusqu'à Noël, il faudra s'accrocher, mais nous y arriverons.