Tennis

Rafael Nadal, ou les 12 «Roland» d’Hercule

Malgré ses progrès et son courage, Dominic Thiem n’a pu empêcher Rafael Nadal de remporter un douzième succès à Roland-Garros (6-3 5-7 6-1 6-1). L’Espagnol détient désormais 18 titres majeurs, à deux victoires du record de Federer

Battre Rafael Nadal à Roland-Garros demeure le plus grand défi du tennis moderne. En quinze ans, seul le Suédois Robin Söderling y est parvenu, pour le plus grand bonheur de Roger Federer. En 2015, il est très nettement diminué par une blessure lors de sa défaite en quart de finale face à Novak Djokovic. En 2016, il avait dû abandonner au troisième tour, sur blessure. Toutes les autres fois depuis 2004, il l’a emporté. Dimanche, l’Autrichien Dominic Thiem, battu en quatre manches (6-3 5-7 6-1 6-1) a dû s’y résoudre. Comme les autres, comme l’an dernier.

Le problème que pose Rafael Nadal à ses adversaires semble d’autant plus insoluble qu’il évolue constamment. Au jeu typique de défense sur terre battue du début, le Majorquin a su ajouter d’autres armes, d’autres coups, jusqu’à maîtriser aujourd’hui des gestes dont on ne l’aurait pas cru capable, tels l’amortie et le service-volée. Son revers lifté et son coup droit lasso sont toujours aussi ravageurs mais on doit y associer son service et son revers court croisé.