Le gaucher de Majorque, qui s’est imposé à l’Open d’Australie pour la première fois en février, a enlevé les deux principaux tournois disputés pour l’instant en 2009, tous deux en extérieur sur surface rapide.

Jamais Rafael Nadal n’avait débuté une saison en remportant deux tournois sur dur, surface sur laquelle il compte maintenant neuf titres mais sur laquelle sont par ailleurs intervenues cinq de ses huit défaites en finale.

Dimanche dans le désert californien, l’Espagnol de 22 ans n’a eu aucun mal à dompter le vent fou pour s’imposer 6-1, 6-2 devant un Murray déboussolé.

«Rafael Nadal a joué de façon plus propre et a su se mettre de meilleures situations que moi. Il a dicté la plupart des points», a résumé l’Ecossais. «Gagner ici et en Australie, c’est vraiment un début de saison de rêve pour moi» a souligné Nadal, qui remporte Indian Wells pour la 2e fois après 2007. «Je me suis bien adapté aux conditions. Je les ai mieux acceptées que lui, j’avais une attitude peut-être plus positive», a-t-il ajouté.

Dans les bourrasques qui ont balayé tout l’après-midi le «Tennis garden» d’Indian Wells, gâchant toutefois un peu moins la finale messieurs que la finale dames, le N.1 mondial a mieux contrôlé ses coups que l’Ecossais, gêné et énervé sur le court et qui n’a pas eu une seule occasion de faire le break.

Nadal, jamais inquiété, a pris le service du N.4 mondial deux fois dans chaque manche, concluant un de ses matches les plus faciles du tournoi sur un jeu blanc.

Murray peut se réconforter avec le petit bond qu’il devrait faire lundi au classement ATP pour se rapprocher tout près du Serbe Novak Djokovic, actuel 3e mondial. Eliminé en quart de finale alors qu’il était tenant du titre et avait donc des points à défendre, Djokovic, va voir l’Ecossais, seulement 8e de finaliste la saison passée dans le désert californien, revenir sur ses talons.

«Je ne suis pas si déçu que cela parce que je ne pensais pas faire un aussi bon tournoi, a déclaré Murray, arrivé affaibli en Californie après avoir attrapé un virus à Dubaï. Du coup, je vais être mieux préparé que ce que je pensais pour Miami...» Djokovic peut trembler. Nadal, lui, peut voir venir.