Viendra, viendra pas? Alors que sa femme, Edita, est toujours en détention provisoire à Bonneville, Raimondas Rumsas, qui avait prévu de se présenter mercredi matin aux enquêteurs de la police à Lyon, n'a pas quitté l'Italie, où le couple réside. «Il attend l'avis des autorités lituaniennes avant de décider s'il s'expliquera en France ou en Italie», a déclaré son avocat, Me Pierre-Louis Piloix, venu à Bonneville pour rencontrer l'ambassadrice de Lituanie en France.

Cette dernière, Asta Skaifgiryte-Liauskiene, a pu rencontrer hier l'épouse du cycliste, mise en examen mardi pour «administration offre, cession et aide à l'usage de produits dopants» après que des médicaments eurent été découverts dimanche dans son véhicule alors qu'elle quittait le territoire français. L'ambassadrice n'a fait aucun commentaire, mais a confié par téléphone à une journaliste de son pays avoir attiré l'attention du procureur et du juge d'instruction «sur la situation familiale d'Edita Rumsas, mère de trois enfants».

Mercredi, une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que l'analyse négative du coureur était «parfaitement claire», après le deuxième contrôle urinaire subi par le coureur, le 22 juillet. Plus tard, une source judiciaire a précisé qu'Edita Rumsas – écrouée pour une période de quatre mois renouvelable, mais pouvant demander à tout moment une mise en liberté – pouvait encourir sept ans de prison et 150 000 euros d'amende. Quarante substances différentes ont été trouvées dans sa voiture, dont certaines n'ont pas encore été formellement identifiées.

LT/AFP/AP