La Grèce est la bonne surprise de cet Euro. Bien organisée, surtout défensivement, cette petite équipe ne pratique pas un football spectaculaire, mais son style est très efficace. Les Grecs n'ont plus concédé la moindre défaite depuis dix-sept matches. On les a sous-estimés et leurs performances au Portugal ne doivent rien au hasard. On perçoit clairement l'influence de l'entraîneur, Otto Rehhagel, fort de vingt-cinq ans de métier. Il n'y a que peu de déchet dans le jeu de cette formation très disciplinée et combative. Certes, la Grèce ne possède ni stars ni individualités exceptionnelles. En revanche, on devine une équipe extrêmement soudée, très solide en défense. J'ai été surpris de voir le buteur grec, Angelos Charisteas, tacler dans les 16 mètres, par exemple.

L'Espagne a bien joué également, surtout en première mi-temps. Fernando Morientes marque un superbe but à la suite d'une action fantastique. Durant la deuxième période, les Espagnols ont baissé de rythme et ont commis une erreur défensive sur le but grec.

La Grèce se retrouve dans une situation favorable. Elle a parfaitement rempli son rôle et peut envisager son avenir dans le groupe A avec optimisme. A présent, les joueurs portugais ont beaucoup de pression et plus aucun droit à l'erreur.

Je note que les rencontres en deuxième partie de soirée (à 20 h 45) me semblent plus attractives et dynamiques. Certainement l'effet de la température, devenue plus douce.