Football

Au Real Madrid, le temps de la crise

La lourde défaite concédée samedi lors du Clasico fait vaciller la place de l’entraîneur Rafael Benitez, qui était déjà contesté, de plus belle.

Si le Real avait remporté le Clasico, samedi, contre Barcelone, les deux équipes se seraient retrouvées en tête de la Liga, à égalité. Surtout, le succès aurait apaisé une situation qui devenait explosive à Madrid. Au lieu de ça, la «Maison blanche» a volé en éclat, concédant un humiliant 0-4 sur sa pelouse. La crise ne menace plus, elle est là.

Sur le terrain, le Real a été déclassé, ses stars (Ronaldo, Bale, Benzema…) restant muettes quand celles du Barça brillaient (deux buts pour Suarez, un pour Neymar, un pour Iniesta). Au classement, les Madrilènes comptent ainsi six points de retard sur les Catalans, après seulement douze journées. En coulisses, surtout, la sérénité n’est plus là. Même si le revers concédé contre Barcelone n’est que le deuxième du championnat, la place de l’entraîneur Rafael Benitez, en poste depuis juin, vacille. Contesté jusqu’au sein de son vestiaire où Cristiano Ronaldo serait très critique envers lui, l’entraîneur a été donné pour condamné par la presse, au lendemain de la débâcle. A la tête de la réserve du club, Zinédine Zidane sera-t-il appelé à la tête d’une grande équipe plus vite que prévu? D’anciens joueurs reconnus (Rivaldo, Lizarazu, Leboeuf) militaient en son nom dimanche.

En tout cas, la vox populi s’était exprimée dès la fin du Clasico: des mouchoirs blancs sont apparus dans les travées du stade Santiago-Bernabeu. C’est ainsi que le public madrilène a coutume de demander la tête d’un entraîneur…

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