– Vous avez évoqué à plusieurs reprises la nécessité que les autorités suisses fassent un effort envers les fédérations internationales installées dans le pays, par exemple en leur accordant un statut diplomatique. Où en sont les discussions?

– Les contacts continuent, avec le Conseil fédéral, mais aussi le Conseil d'Etat vaudois et la municipalité de Lausanne. Je peux vous dire qu'aujourd'hui, le climat entre les autorités, les fédérations sportives internationales et le CIO est bien meilleur qu'il y a un an. Toutes les parties montrent une volonté de trouver des solutions.

– Quel genre de solutions?

– On sait que de nombreux pays essaient d'attirer ces fédérations, voire le CIO, avec des conditions spéciales. Je ne pense pas qu'il faille que les autorités suisses offrent les mêmes conditions extraordinaires, mais un cadre suffisant pour que toutes les organisations aient envie d'y rester. Le CIO, lui, se sent très bien à Lausanne.

– Vous avez entamé des travaux de transformation du Musée olympique pour 10,3 millions de francs. Pourquoi?

– Pour maintenir son attrait. Après sept ans d'existence, il accueille près de 200 000 visiteurs payants chaque année, ce qui en fait le deuxième musée le plus visité de Suisse. Mais tout musée doit évoluer. Dans cinq ans, probablement que de nouvelles transformations seront réalisées. Pour nous, cet endroit est d'autant plus important qu'il abrite notre centre d'études olympiques: la bibliothèque, la vidéothèque, les archives et la photothèque, qui racontent l'histoire du mouvement olympique. C'est notre petit Vatican du sport.

F. D.