C’est l’histoire d’un «Bolze»* devenu ami de Vladimir Poutine, d’un élu fribourgeois PDC jamais réélu quand il roulait en Bentley mais six fois reconduit à la tête de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) avec l’image du type nature, chaleureux, tactile. C’est l’histoire d’un ancien dentiste qui n’a jamais eu la dent trop dure avec les régimes autoritaires, surtout ceux de l’Est, qui aiment le hockey.

Depuis le 11 janvier, c’est surtout l’histoire d’un «bad buzz» à l’écho planétaire et d’un anachronisme à moustaches. René Fasel tout sourire à Minsk dans les bras d’Alexandre Loukachenko et au mépris d’à peu près tout: les règles sanitaires, la décence, le résultat des élections présidentielles biélorusses d’août 2020, la réprobation de la communauté internationale. Du 21 mai au 6 juin, la Biélorussie doit organiser, conjointement avec la Lettonie, le Championnat du monde de hockey (à Minsk et Riga). René Fasel et l’IIHF doivent encore confirmer l’événement d’ici à la fin du mois de janvier, principalement en raison des problèmes posés par le Covid-19.