Football

Pas de révolution en équipe de Suisse

Vladimir Petkovic entame la route qui doit mener la Nati à la Coupe du monde 2018 en Russie dans la plus pure continuité de l’Euro

Le 25 juin dernier, l’équipe de Suisse quittait l’Euro éliminée par la Pologne aux tirs au but. Le bilan était forcément mitigé, entre la satisfaction de n’avoir rien fait de faux (ou presque) et la déception de s’arrêter dès les huitièmes de finale. Deux mois plus tard (à un jour près), Vladimir Petkovic devait reprendre son stylo. En une vingtaine de noms, définir les conséquences de l’aventure française sur l’avenir du football suisse et établir sa sélection pour le match contre le Portugal champion d’Europe, mardi 6 septembre à Bâle. Verdict: le sélectionneur de la Nati se souvient de l’Euro comme d’une demi-réussite plutôt que comme un demi-échec. En d’autres termes: la révolution n’a pas eu lieu.

Shaquiri blessé

Des vingt-trois footballeurs retenus pour l’Euro, vingt sont toujours là pour entamer la campagne qualificative pour la Coupe du monde 2018 en Russie. Manquent à l’appel le Neuchâtelois Steve von Bergen (il avait déjà annoncé sa retraite internationale), le jeune Genevois Denis Zakaria (il figure dans la sélection M21) et la star Xherdan Shaqiri. Ni par fair-play vis-à-vis du Portugal qui devra faire sans Cristiano Ronaldo, blessé, ni par choix de privilégier l’équipe nationale du Kosovo; l’ailier de Stoke City est simplement blessé.

«Une série d’examens médicaux avec son club […] ont révélé une blessure musculaire au mollet droit qui s’est avérée plus sérieuse que prévu. Il devra ainsi probablement observer une pause de quatre à six semaines», précise l’Association suisse de football dans son communiqué.

Cauchemar oublié

Pour le reste, les supporters de l’équipe de Suisse se réveillent sans que leur cauchemar se soit réalisé: Granit Xhaka et Valon Behrami, les deux rouages essentiels de la Nati à mi-terrain, sont toujours là. Leur «transfert» au sein de la sélection kosovare demeurera une chimère.

En équipe de France, le sélectionneur Didier Deschamps a profité de la rentrée des classes pour écarter un ancien (Patrice Evra) et adouber un néophyte (Sébastien Corchia). Rien d’aussi spectaculaire dans la copie de Vladimir Petkovic. Pour compenser les absences, font simplement leur retour dans le groupe Timm Klose et Renato Steffen (blessés cet été) ainsi que Luca Zuffi, passé à la trappe lorsque le contingent de l’équipe de Suisse avait été ramené de 28 à 23 hommes juste avant le départ en France.

«Certes, le tournoi en France s’est terminé sur une déception pour nous, a commenté Vladimir Petkovic. Mais l’équipe et le staff ont également montré beaucoup de bonnes choses et d’éléments positifs. Ceci doit être la base de notre départ contre le Portugal. Je veux garder l’élan positif de l’Euro pour les qualifications de la Coupe de monde.» Le sélectionneur poursuit son travail dans la continuité, sans grande surprise, fidèle aux principes qu’il brandit depuis son entrée en fonction. Contre le Portugal, son «onze» de départ ressemblera vraisemblablement beaucoup à celui qu’il a utilisé en France, sauf qu’il faudra remplacer Shaqiri. Mais jusqu’en Russie, la route est longue. La vérité de l’après-Euro ne sera pas forcément celle de l’avant-Mondial.

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