Toute cette semaine, «Le Temps» raconte le Mondial de foot de 1990, il y a donc exactement trente ans de cela, en Italie. Une édition exceptionnelle, à tout point de vue.

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Deux choses ne se sont pas produites après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Comme se plaît à le souligner l’humoriste Gaspard Proust, «personne n’a fui à l’Est». Et contrairement à ce qu’avait prédit Franz Beckenbauer juste avant d’aller se brûler au soleil de Marseille, l’équipe d’Allemagne de football n’est pas devenue invincible.

Elle venait d’être sacrée championne du monde pour la troisième fois, le 8 juillet à Rome. Enfin, la République fédérale allemande (RFA) avait gagné. L’Allemagne, elle, n’existait plus, depuis 1949 et pour trois mois encore. Grisé par son triomphe, et peut-être aussi par la réunification à venir le 3 octobre, Beckenbauer avait lancé: «Avec les joueurs de la RDA, notre sélection sera encore mieux armée, plus compacte. Il sera alors très dur de nous battre. Nous risquons même de rester invaincus assez longtemps.»