Football

A Riga, l’équipe de Suisse évite un dernier piège

Contre la Lettonie, la Nati a signé son huitième succès en huit matches de qualification pour la Coupe du monde 2018. Elle a fait le plein contre les «petites équipes» du groupe, ne lui reste plus qu’à tenir son rang contre la Hongrie et le Portugal

Match après match, l’équipe de Suisse aura évité tous les pièges. Avec un ultime succès obtenu dimanche soir à Riga contre la Lettonie (0-3), elle a battu deux fois chacune des «petites équipes» du groupe B des éliminatoires vers la Coupe du monde 2018. Ce n’est pas forcément aussi simple qu’il n’y paraît: dimanche soir, l’équipe de France a concédé un nul 0-0 contre le Luxembourg.

Mais ni Andorre, ni les îles Féroé ou la Lettonie n’auront fait trébucher les hommes de Vladimir Petkovic sur leur chemin vers la Russie. Puisqu’ils avaient battu le Portugal et la Hongrie en début de campagne, leur sans-faute se monte aujourd’hui à huit succès en autant de parties disputées. En octobre, ils aborderont les deux dernières – contre des Hongrois pugnaces et des Portugais champions d’Europe – en position de force, avec leur destin en main.

Pour aboutir à cette situation idéale, il fallait dompter sur la pelouse du Skonto Stadium une équipe lettone absolument hors de forme – huit défaites de rang avant dimanche. Pour la première fois depuis l’élimination de sa formation en huitièmes de finale de l’Euro 2016, Vladimir Petkovic pouvait aligner ce qu’il considère comme son «onze» idéal. Par rapport au match disputé jeudi à Andorre (3-0), Johan Djourou, Valon Behrami et Blerim Dzemaili retrouvaient leur place de titulaire. Tous les trois ont montré que les jeunes (Manuel Akanji, Remo Freuler, Steven Zuber notamment) n’auront pas la tâche facile pour les déloger.

Deux penalties

Le défenseur genevois a été parfait, tant à l’intervention qu’à la relance. Le demi-Tessinois a insufflé avec sa personnalité si charismatique de l’âme à une formation qui aurait pu être tentée de s’endormir. Blerim Dzemaili, enfin, s’est créé énormément d’occasions. Buteur régulier depuis son arrivée à l’Impact de Montréal (15 matches, 6 goals), il a toutefois longtemps manqué de réussite, jusqu’à vendanger un penalty à la demi-heure de jeu. Finalement, peu après la mi-temps, il a pu dribbler le gardien Andris Vanins et mettre l’équipe de Suisse à l’abri avec le 0-2.

L’ouverture du score était tombée tôt dans le match, dès la 9e minute de jeu. Xherdan Shaqiri décalait Stephan Lichtsteiner, qui centrait à ras de terre pour Haris Seferovic, dont la forme se confirme: dans un trou de souris, il parvenait à glisser le ballon dans la cage lettone pour ouvrir la marque et inscrire son septième but en sept matches officiels disputés cette saison. L’attaquant du Benfica Lisbonne complétait sa bonne performance du soir en délivrant une merveille de passe décisive sur le but de Blerim Dzemaili. C’est le latéral Ricardo Rodriguez qui, peu avant l’heure de jeu, bouclait l’addition sur un nouveau penalty.

Tout autre défi

Contre la Lettonie, l’équipe de Suisse a maîtrisé son sujet. Bien davantage que lors du match aller, à Genève (1-0), ou que lors de sa première partie contre Andorre (1-2). Ces parties face à des adversaires limités et regroupés en défense ne permettent pas de briller outre mesure, mais la Nati a désormais le mérite de les maîtriser sans trembler.

Les deux dernières étapes qui la séparent de la Coupe du monde 2018 promettent un tout autre défi. Le 7 octobre à Bâle, la Hongrie déploiera des arguments d’un niveau supérieur. Trois jours plus tard à Lisbonne, les Suisses affronteront une des grandes nations du foot européen, sur son terrain, devant son public. Ce jour-là, pour oblitérer leur ticket pour la Russie, ce sont bien eux qui devront tendre un piège.

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