«Maman», a-t-on pu lire sur ses lèvres au terme de son programme, qui lui a valu 71,36 points, sa meilleur note de la saison.

Le public, debout, lui a réservé une longue ovation, à laquelle elle a répondu, main sur le coeur, par «tous pleins de mercis» une fois assise dans le «kiss and cry», zone où les patineurs attendent leur note.

«Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. Le soutien chaleureux du public a été important. J’ai apprécié. Je m’en souviendrai toute ma vie», a-t-elle ensuite dit dans une brève déclaration relayée par Michael Slipchuk, patron de l’équipe canadienne de patinage.

«Tu as réussi», lui a lancé son entraîneur Manon Perron en l’enlassant alors que la Québécoise sanglotait.

Visage fermé durant l’échauffement, Joannie Rochette a ensuite livré un programme propre, «très maîtrisé», selon un membre de son encadrement. Mais dès la fin des 2 mn 50, la patineuse de Montréal n’a pu contenir une émotion jusque-là canalisée.

«Joannie a donné une leçon de courage. Elle a parfaitement patiné dans des circonstances exceptionnellement pénibles», a déclaré M. Slipchuk, qui s’est présenté devant les journalistes pour excuser l’absence de Rochette aux traditionnelles interviews d’après compétition.

«Nous avons retravaillé notre façon d’aborder la compétition pour rester concentré et garder la force de Joannie au maximum», avait annoncé lundi son entraîneur Manon Perron.

La vice-championne du monde en titre, âgée de 24 ans, a perdu dimanche sa mère, âgée de 55 ans, qui a succombé à une crise cardiaque quelques heures après être arrivée à Vancouver.

Le programme libre de l’épreuve-reine du patinage artistique est prévu jeudi.