De Simon Greul, le public new-yorkais gardera le souvenir – encore que... – d’un style très propre, reconnaissable d’entre mille au son pur de sa raquette. Un joueur méticuleux, adroit, combatif. Un joueur de plus dans la vie de Roger Federer (victoire 6-3; 7-5; 7-5).

Dans la nuit calme, le Bâlois a connu quelques frayeurs – encore que... – lorsque, à 5-4 sur son service, il a écarté deux balles de deuxième set, avant de subir les assauts de son contemporain allemand (ATP 65) et d’être mené 4-1 au troisième set. «Il a fallu que j’élève mon niveau de jeu, avoue «le maître». J’ai perdu mon service avec un vent de face et, l’air de rien, ma situation est devenue compliquée. Simon Greul, lui, s’est gentiment déshinibé. Il a fini par oublier qui j’étais, et par ne plus prêter attention à la foule. Avec un peu de malchance, j’étais parti pour un duel en cinq sets.»

Au prochain tour, Roger Federer retrouvera son ancien rival Leyton Hewitt, aujourd’hui marié et père de deux enfants. Bilan des treize dernières confrontations: 13-0. Un peu moins obstiné, un peu moins féroce, la silhouette rapiécée (hanche, genoux), l’Australien subit la sévère inflation du prix de la victoire qui, depuis son règne, laisse peu de marge aux contre-attaquants. «Un ancien numéro un mondial n’est jamais inoffensif», se convainc Roger Federer. (Ch. D.)

Bacsinszky éliminée Pour sa part, Timea Bacsinszky (WTA 73) n’a pas tenu la distance devant Daniela Hantuchova (no 22). Après avoir remporté de haute lutte la première manche 7-5, la Lausannoise a perdu dix des onze derniers jeux du match pour s’incliner finalement 5-7 6-2 6-1.

Cette défaite doit lui ouvrir les yeux. Sans une condition physique irréprochable, Timea ne pourra pas exprimer tout son potentiel. Pendant plus d’une heure, elle fut la plus brillante sur le court notamment grâce à la puissance et à la précision de son revers. Le grand mérite de la Slovaque fut de laisser passer l’orage pour renverser le cours du match avec à la fois un certain brio et une très grande aisance. (SI)