Roger Federer n'aura pas le temps de souffler. Après son sacre à Wimbledon, le Bâlois se voit confier une mission bien délicate: sauver l'édition 2003 de l'Open de Gstaad. Décapité par les forfaits des deux derniers vainqueurs de Roland-Garros, Juan-Carlos Ferrero et Albert Costa, de l'Argentin David Nalbandian et du Chilien Fernando Gonzalez, le tournoi de l'Oberland ne présente plus que huit joueurs classés parmi les cinquante premiers mondiaux. Mais la seule présence de Roger Federer peut assurer le succès populaire de ce Suisse Open. A la condition, bien sûr, que le Bâlois passe enfin les deux premiers tours. Son bilan à Gstaad est, pour l'instant, indigne de son rang avec une seule victoire, l'an dernier contre le Marocain Hicham Arazi, contre cinq défaites.

Premier champion sortant de Wimbledon dans l'Oberland depuis Michael Stich en 1991, Roger Federer affrontera mardi Marc Lopez (ATP 178). Issu des qualifications, le joueur de Barcelone (20 ans) ne peut avancer aucun résultat probant ces derniers mois. Malgré son manque de préparation, Federer devrait, sur sa seule classe, passer l'obstacle, pour retrouver, pourquoi pas, Stanislas Wawrinka (ATP 387) en huitième de finale. Le Vaudois, champion juniors de Roland-Garros, disputera lundi, contre le Français Jean-René Lisnard (ATP 94), le premier match de sa carrière dans un tournoi de l'ATP Tour.

La tâche de Federer risque de se compliquer dès les quarts de finale, avec la perspective d'un choc contre le tenant du titre Alex Corretja (no 7). Le Catalan, qui vient de changer de coach, espère se relancer à Gstaad, où il s'est déjà imposé à trois reprises. Finaliste malheureux l'an dernier, l'Argentin Gaston Gaudio (ARG/4) figure également dans le haut du tableau.

Michel Kratochvil (ATP 101) a peut-être une carte à jouer. Opposé à l'Allemand Thomas Behrend (ATP 98) au premier tour, le Bernois espère, devant son public, prendre un nouveau départ après une année calamiteuse, marquée par… seize éliminations au premier tour.