Tennis

Roger Federer en contrôle à Melbourne

Opposé à un tenace Daniel Evans, le Bâlois se qualifie pour le troisième tour de l’Open d’Australie (7-6 7-6 6-3)

Roger Federer sait se sortir de toutes les situations. Programmé pour la première fois en milieu d’après-midi, le Bâlois a bénéficié de conditions dignes de ses habituelles night sessions puisqu’il faisait exceptionnellement gris et frais sur Melbourne. Autre cas de figure inhabituel pour lui: le jeu atypique de son adversaire.

Pas très grand (au regard des canons en vigueur dans le tennis masculin), tonique, Daniel Evans est un bon joueur à qui il a souvent manqué quelque chose pour devenir un très bon joueur. «J’ai de l’estime pour lui», dira Roger Federer après sa victoire (7-6 7-6 6-3 en 2h35 de jeu). «Il a un jeu qu’on ne voit plus trop, avec beaucoup de variété, de slice en revers, parfois du service-volée. Par moments, j’avais l’impression de jouer contre un miroir.»


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Il n’y a qu’un seul Roger Federer, en partie parce qu’il sait comme personne serrer le jeu dans les moments importants, notamment les tie-breaks. «Gagner le premier a été crucial. Après ça, j’ai pu un peu me détendre. On jouait depuis une heure, je contrôlais la partie, il devait globalement courir plus que moi pour faire des points; tout allait bien.»

Taylor Fritz au troisième tour vendredi

Un relâchement coupable en fin de deuxième manche et quelques fautes directes relancèrent Evans qui refit son break de retard et obtint le droit de disputer un second tie-break. «J’aurais pu être un peu plus offensif, estime Roger Federer, mais il y avait pas mal de vent, de face ou dans le dos suivant le côté où on se trouvait. Il fallait s’ajuster en permanence.» Ce que Federer sait faire.

Au final, un deuxième tour bien maîtrisé et une check-list complétée. «J’ai bien réagi au changement d’horaire et de conditions. Encore une fois, je trouve que j’ai bien servi. Je me suis fait breaker une fois mais plus sur des mauvais choix qu’à cause de mes services. Mon jeu de jambes est bon aussi. Tout va bien.»

Par la suite, ce sera un cas plus familier

Au tour prochain, le double tenant du titre sera confronté à un cas de figure beaucoup plus familier, et confortable pour lui, en la personne de Taylor Fritz. Le grand serveur américain s’est débarrassé de Gaël Monfils dans un match au long cours (6-3 6-7 7-6 7-6, 3h24 de jeu). Souvent au bord des crampes, manquant de mobilité et accumulant les fautes directes (47), Fritz est le genre d’adversaire contre lequel Roger Federer a toujours des solutions.

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