Tennis

Roger Federer, Credit Suisse et Greta Thunberg

Interpellé sur Twitter par des activistes du climat, le Bâlois n’a pas répondu. Sa situation est sans doute trop complexe pour des prises de position sans nuances, même s’il a «conscience de mener une vie anormale»

«Roger, vos filles connaissent-elles Greta Thunberg?» Cette question, Le Temps l’a posée le 15 décembre dernier à Roger Federer. Il avait répondu: «Non.» Ce n’est sans doute plus le cas aujourd’hui. Cette semaine, en marge du procès à Lausanne de 12 activistes du climat qui avaient organisé une partie de tennis en novembre 2018 dans les locaux de Credit Suisse, le champion bâlois a été la cible sur Twitter d’une opération concertée le sommant de prendre position sur les investissements massifs de son sponsor dans les énergies fossiles. Réunie sous le hashtag #RogerWakeUpNow (Roger, réveille-toi maintenant), l’action a eu les honneurs d’un partage (retweet) par Greta Thunberg à ses 3,9 millions d’abonnés.

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