Il l'a fait. Samedi, au tournoi ATP de Dubaï, Roger Federer a remporté le 100e titre de sa carrière. Face au Grec Stefanos Tsitsipas, qui avait privé le Suisse de la défense de son trophée en 8e de finale de l'Open d'Australie en janvier, il a finalement pris sa revanche.

Vainqueur 6-4, 6-4, le lauréat de 20 titres du Grand Chelem s'adjuge, à 37 ans, son premier tournoi depuis Bâle en octobre 2018. Il devient par la même occasion le second joueur de l'ère moderne du tennis (depuis 1968) à atteindre la barre des 100 trophées en simple, après Jimmy Connors (109).

Nette supériorité

Ce 100e titre, Roger Federer (numéro 7 mondial) le guettait depuis un moment. Le Suisse avait échoué par deux fois de justesse en demi-finale fin 2018, au Masters 1000 de Paris - battu par le numéro 1 mondial Novak Djokovic au jeu décisif de la dernière manche - puis au Masters de Londres réunissant les huit meilleurs joueurs de la saison - éliminé par l'Allemand Alexander Zverev, futur vainqueur.

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Pour remporter son huitième succès à Dubaï, et réaffirmer sa supériorité face au jeune prodige grec du tennis, qui fera son entrée dans le top 10 à 20 ans seulement lundi (10e), Federer est parvenu en quelques minutes à prendre le service de son adversaire, ce qu'il n'avait pas réussi à faire en 3h45 de jeu à Melbourne (défaite 6-7, 7-6, 7-5, 7-6).

«Un privilège de jouer contre ces jeunes joueurs»

Il fallait bien cela contre le Grec, en pleine confiance après sa demi-finale en Australie fin janvier, et deux dernières semaines parfaites où il a enchaîné huit victoires de suite, et un titre à Marseille au passage.

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«C'est un privilège de jouer contre ces jeunes joueurs. Moi-même, j'avais été très heureux de jouer contre mes héros quand j'étais jeune», a réagi Roger Federer, dont l'adversaire avait à peine plus de deux ans au moment de son premier titre, 18 ans plus tôt, à Milan en 2001.