- Le Temps: Est-ce que ce match constitue l’un de vos meilleurs départs dans un Grand Chelem?

Roger Federer: Je ne sais pas. Pour être tout à fait franc, je ne me souviens pas de tous mes premiers tours. Mais je pense effectivement avoir très bien joué aujourd’hui. J’ai essayé d’être offensif, de mettre beaucoup d’agressivité dans mon jeu. Surtout au début, pour voir un peu ce que cela donnait et comment il allait réagir. Et même s’il a bien tenu le choc un petit moment, j’ai pu vite faire la différence. Ca m’a donné confiance pour la suite et notamment pour le deuxième set où j’ai pu le dominer à nouveau en maintenant la pression sur lui. Au troisième set ensuite, il est davantage entré dans le match. C’est vrai que je me suis permis d’être un peu moins agressif et de le laisser un peu jouer. Au final, je suis très satifsait de ma performance.

- Au deuxième tour, vous affronterez Gilles Simon (ndlr: vainqueur du Tawaïnais Yen-Hsun Lu en quatre sets 6-7 6-2 6-4 6-2). Un joueur que vous n’avez rencontré qu’à deux reprises, mais qui vous a battu les deux fois...

- Je ne suis pas inquiet. Je vais analyser ce qui a marché et ce qui n’a pas marché lors de nos rencontres qui furent quand même serrées. Gilles est bon joueur, un grand tacticien. J’aime aussi jouer en variant les coups. Les conditions, avec ou sans vent, et le fait de jouer de jour ou de nuit sont des choses qui entreront en ligne de compte au moment de mettre en place ma tactique. Ce sera aussi à mes coaches de me donner des conseils sur la manière de jouer contre lui. Et à moi, mentalement, de faire en sorte d’oublier mes deux matchs perdus contre lui et d’essayer de me souvenir plutôt de ce qui a bien marché au cours de ces rencontres.

- Vous souvenez-vous plus facilement de vos défaites ou de vos victoires?

- Je pense que je me souviens mieux de mes défaites. Peut-être parce que j’en ai moins que des victoires. Et comme les défaites me viennent plus facilement à l’esprit, je peux rapidement dire ce qui s’est passé pendant ces matchs là. Puisque, en général, quand tu perds, tu analyses la rencontre en cherchant à comprendre ce que tu aurais pu faire pour ne pas perdre. Et ce genre de pensées te colle à l’esprit un bon moment...