Tennis

Roger Federer, la magie retrouvée

Onze ans après, Roger Federer prend sa revanche sur Rafael Nadal (7-6 1-6 6-3 6-4). Il disputera dimanche face à Novak Djokovic sa douzième finale à Wimbledon, en quête d’un neuvième titre dans son jardin anglais

Melbourne. Vendredi, Wimbledon nous fit penser à Melbourne, 2019 à 2017, juillet à janvier. On craignait que ce ne soit à Roland-Garros, comme il y a un mois, où Nadal avait fini par tordre un Federer pourtant méritant. Mais le Bâlois a eu raison d’aller se mettre en danger à Paris. Il y a retrouvé des jambes et du cœur, et cette fraîcheur d’esprit qui caractérisa tant ses victoires de 2017 à l’Open d’Australie, mais aussi à Wimbledon. Il y avait en tout cas hier la même magie dans l’air et le même sentiment d’approcher la perfection tennistique sur le court.

Mais ce n’était qu’une demi-finale. La vraie finale aura lieu dimanche, contre Novak Djokovic.Abondamment évoquée, la finale de Wimbledon 2008 était finalement un repère trop lointain pour aborder ce quarantième Federer-Nadal. Elle était pourtant dans toutes les têtes avant la partie. Et subitement, le Centre Court parut petit. A quoi tenait ce prodige: aux deux géants qui venaient d’y pénétrer – Nadal saluant le public, devant Federer, tête basse, qui semblait porter tout le poids du monde dans ses deux sacs –, aux spectateurs debout avant même que cela ne commence ou à l’épaisse tension qui étouffait déjà la place?