Forfait

Pour Roger Federer, la place de numéro 1 mondial s'envole

Roger Federer renonce à disputer le tournoi de Paris-Bercy la semaine prochaine et laisse le champ libre à Rafael Nadal

Pour Roger Federer, le tournoi de Bâle ne se termine jamais avec la balle de match. Le local hero doit encore serrer des mains, remettre des médailles, visiter des sponsors, saluer des amis et - c'est une tradition qu'il a lui-même instaurée et à laquelle il semble tenir particulièrement - partager une pizza avec les ramasseurs de balles.

Sage repos

Mais dimanche soir, le Bâlois devait aussi prendre une décision importante. Participer ou non au Masters 1000 de Paris-Bercy, où il était inscrit. C'est non. Roger Federer a fait savoir à Guy Forget, l'organisateur du tournoi parisien, qu'il renonçait. Un coup dur pour le Français, déjà privé de six membres du top 20 (Murray, Djokovic, Nishikori, Wawrinka, Raonic et Berdych) ainsi que de joueurs spectaculaires comme Nick Kyrgios ou Gaël Monfils.

La présence à Bercy de Rafael Nadal, qui consolera Guy Forget, a sans doute pesé dans la décision de Federer. L'Espagnol, remis de sa blessure, y défendra sa place de numéro un mondial. Le Bâlois n'avait qu'un infime espoir de refaire son retard et terminer l'année à la première place du classement ATP. Il a jugé plus sage de se reposer avant le Masters de Londres. La longue finale contre Del Potro, deux jours après un quart très difficile contre Adrian Mannarino, a achevé de le convaincre.

Une saison 2017 extraordinaire

Cet été, tout proche de la première place, Federer avait ajouté le tournoi de Montréal à son programme. Il s'y était blessé au dos en finale contre Alexander Zverev, ce qui l'avait contraint à déclarer forfait à Cincinnati et avait très fortement perturbé sa préparation pour l'US Open, où il perdit en quart de finale contre Del Potro.

A Londres mi-novembre, Roger Federer disputera le douzième et dernier tournoi de sa saison. Il en a déjà gagné sept, dont deux levées du Grand Chelem (Open d'Australie et Wimbledon). En remportant à Bâle le 95e titre de sa carrière, il dépasse désormais Ivan Lendl et se rapproche un peu du record de Jimmy Connors (109 titres). Sa saison 2017 est extraordinaire, même sans le trône de numéro 1 mondial.

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