«Franchement, non, je n’aime pas disputer des parties aussi difficiles en entame de Grand Chelem. Je préfère vraiment quand tout est plus aisé pour moi.» Des parties aussi difficiles… Il faut l’avoir entendu pour le croire. Tout ça parce que «unser Roger» a perdu le set initial – ça lui arrive d’entrer tardivement dans son match – contre le Russe Igor Andreev (ATP 37), puis sauvé magistralement trois balles de 3e set avant de dérouler une «roue de vélo» d’anthologie (4-6 6-2 7-6 (7/2) 6-0).

Wawrinka expéditif

Andreev s’est montré agressif et régulier, Federer a placé comme il l’a voulu ses contres magiques en coups droits giflés et revers long de ligne, dans cette fabuleuse Rod Laver Arena collée aux basques du No 1 mondial, dont le prochain rival s’appelle Victor Hanescu (Roumanie). Chose certaine: le maître ne risque pas de croiser le chemin de Robin Söderling, sorti par l’Espagnol Granollers.

Pas grand-chose de saillant à raconter, non plus, sur la victoire expéditive (6-3 6-3 6-2 en 1h50) de Stanislas Wawrinka (No 19) aux dépens de l’Espagnol Guiller­mo Garcia-Lopez (ATP 44). Lundi, rafales de pluie venteuses obligent, le Vaudois était arrivé au stade à 10h du matin pour en repartir douze heures plus tard sans avoir frappé la moindre balle. «Ce fut une journée plutôt usante, je me suis ennuyé», dira-t-il poliment, non sans critiquer la façon dont l’organisation gère le séchage des courts après les averses: «Ils ne sont visiblement pas assez. Pour une compétition de cette importance, c’est surprenant.»

Mardi, l’imminent papa – son épouse Ilham Vuilloud accouchera début février – ne s’est pas attardé sur le court 8. «La dernière fois, j’avais perdu contre lui, je suis donc ravi d’avoir livré un match complet en imposant ma puissance, malgré le vent.» Mercredi, le Suisse rencontrera le Russe Igor Kunitsyn, vainqueur de l’Argentin José Acasuso en quatre manches.