Tennis

Roger Federer reviendra en deuxième semaine de Wimbledon

Le Suisse s'est défait de l'Allemand Misha Zverev samedi en seizième de finale de Wimbledon. Sans difficulté (7-6 6-4 6-4) mais sans pour autant faire un récital

A Wimbledon, les têtes de série résistent mieux que le gazon. Au terme des trois premiers tours, tous les favoris ont passé les obstacles sans grande difficulté. Seul Andy Murray, vendredi contre Fabio Fognini (victoire en quatre sets après avoir sauvé cinq balles de deux manches partout), a dû un peu s'employer. Rafael Nadal, lui, s'est baladé, au propre comme au figuré puisque l'Espagnol se promène librement dans les allées du stade et dans les rues du village. Les choses sérieuses commenceront lundi (on ne joue le dimanche à Wimbledon que pour la finale) avec tous les huitièmes de finale des tableaux masculin et féminin programmés le même jour!

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Un menu copieux

Samedi, le menu était déjà copieux. Après un Novak Djokovic sur la voie de la rédemption face à Ernst Gulbis, le public du Centre Court retrouvait son chouchou, Roger Federer, opposé à l'un des derniers adeptes du service-volée, l'Allemand Misha Zverev.

Face à ce joueur atypique, gaucher de surcroît, le Suisse a livré un match sérieux, seulement entaché par une absence au milieu du premier set. Federer, qui avait breaké à 2-1, se fit rejoindre à 4-4 et contraindre au tie-break. Il retrouva son autorité au service et empocha la manche à la première occasion (7-3).

Le public penche vers l'ovation

Dans les deux sets suivants, le Bâlois ravit à chaque fois le service de son adversaire à 1-1 et conserva son avance jusqu'au bout. Il resta néanmoins sous la menace de Zverev. D'ordinaire, à deux manches à rien, Roger Federer se détend un peu, tente quelques options tactiques en vue du prochain tour et place quelques coups qui ravissent le public. Il fallut cette fois rester concentré jusqu'au bout. Mais la résistance que s'obstina à offrir Misha Zverev obligea en quelques occasions le maître à déployer tout son art. Le public, gratifié notamment de quelques duels au filet dignes d'un combat d'escrime, pouvait lui offrir une ovation.

Roger Federer concluait ce match sérieux par deux aces. S'il a donné quelques points et raté un ou deux breaks supplémentaires, il s'est montré très en jambes. Un indice utile alors que se profile pour lui le huitième de finale le plus difficile de ce tableau. Son adversaire, le Bulgare Grigor Dimitrov, était surnommé à ses débuts «Baby Federer». A «Papi Federer» (36 ans le mois prochain) de démontrer qu'il est toujours vert.

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