Au moment où le soleil est réapparu sur Gênes, Roger Federer a servi pour le match. Une balle longue de Potito Starace a délivré la Suisse. En trois sets (6-3, 6-0, 6-4) le numéro 1 mondial a glané le troisième point pour son équipe; Stanislas Wawrinka et Federer avaient remporté les deux simples de vendredi. Point qui permet à la Suisse de conserver sa place parmi l’élite de la Coupe Davis.

Quant à l’Italie, condamnée au purgatoire de la compétition depuis 2000, elle reste dans le groupe B, sans regrets. Après la victoire en double samedi de la paire azure contre Stanislas Wawrinka et Marco Chiudinelli à bout de souffle, Potito Starace s’est battu comme un beau diable pendant une heure quarante. L’Italien, qui navigue autour de la 90e place à l’ATP, ne s’est pas résigné face au talent et à la détermination de Roger Federer.

En vain, cependant. Le Bâlois a pris la rencontre très au sérieux et n’a pas galvaudé un seul jeu. Comme vendredi d’ailleurs quand il a eu raison de Simome Bolelli également en trois manches. L’interruption causée par la pluie n’a pas non plus distrait l’icône nationale de sa mission: gagner le barrage; 3 à 2 au bout du compte.

Sans enjeu, la dernière rencontre a souri à l’Italie. Fabio Fognini a disposé de Michael Lammer en deux sets: 7-5 7-6 (7/4).

Les hésitations du champion

Malgré la fatigue - après la finale perdue lundi à New York, Roger Federer a atterri en Italie seulement jeudi - le champion de tout un pays, a sorti d’affaire une fois encore son équipe. La question devient cependant de plus en plus obsédante. Quand Roger Federer, âgé désormais de 28 ans, tentera-t-il de remporter le trophée avec ses coéquipiers et surtout avec Stanislas Wawrinka, son digne bras droit? Pour l’heure pas de réponse. Le temps passe et les opportunités pourraient se faire rare au fils des ans.

Etrangère aux hésitations existentielles du Suisse, l’Espagne, dont les succès ne dépendent pas de Rafael Nadal, défendra le titre conquis en 2008. Les Ibériques affronteront la République tchèque. Cette dernière, qui s’est défaite de la Croatie, cherchera de répéter l’exploit de la défunte Tchécoslovaquie en 1980. Amenée par Yvan Lendl, elle avait soulevé le Saladier d’argent aux dépens justement de l’Italie, qui disputait cette année-là sa quatrième et dernière finale en cinq an avec une victoire à la clé en 1976 contre le Chili.