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Roger Federer, lundi 29 janvier à Melbourne.

Tennis

Roger Federer veut «disparaître un moment»

Après une courte nuit, le Bâlois est revenu sur sa vingtième victoire en Grand Chelem, qu’il peine encore à digérer

Au fil des années, la foule des suiveurs a grossi au rythme de son palmarès. Roger Federer, qui invitait la presse suisse à un petit-déjeuner après son premier titre à Wimbledon en 2003, fait aujourd’hui face à un mur de photographes, dans une opération de communication soigneusement orchestrée par les organisateurs du tournoi et l’Office de tourisme de l’Etat de Victoria.

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L’homme au milieu du tumulte reste le même. Naturel, spontané et, quand même, des tout petits yeux et la mine un peu défaite. La démesure médiatique autour de sa personne, Roger Federer n’a pas attendu le photo-call du lundi matin pour la découvrir. Vainqueur de Marin Cilic à 22h40, il n’a été libéré de ses obligations qu’à 3 heures du matin. «Il y a tellement de choses après une finale: les télés, les médias, le contrôle antidopage, explique-t-il. Finalement, la fête a été courte. Nous sommes restés peut-être trois heures au bar. On était tous bien fatigués, ce n’était pas la grosse fête, plutôt un bon moment relax entre amis.»

«Hier, je pensais que j’allais perdre»

Pas besoin d’alcool pour avoir l’esprit brouillé au réveil. Le vertige de ce vingtième sacre provoque seul sa propre ivresse. «Cette victoire me demande plus de temps que d’habitude pour réaliser ce qui m’arrive. Gagner 20 titres, ce chiffre me semblait inimaginable. Avoir conservé mon titre de l’an dernier me paraissait impossible. A mon âge, il faut que tout s’aligne parfaitement pour que je puisse espérer. Hier, au début du cinquième set, je pensais que j’allais perdre et je gagne quand même…»

Assailli de messages de félicitations («Quand j’ai repris mon téléphone, j’ai fait «wouah!». Il y avait le double de notifications que d’habitude»), Roger Federer n’aspire qu’à une chose: rentrer en Suisse, se reposer. «Je suis content de ne rien avoir ces prochaines semaines. Je me souviens qu’en 2004, quand je gagne ici à Melbourne pour la première fois et que je deviens numéro 1 mondial, on m’attendait le mercredi à Bucarest pour la Coupe Davis.» S’il doit prendre certaines décisions (participer ou non au tournoi de Dubaï est la première), sa priorité sera de profiter de sa famille.

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Une journaliste coréenne brûle de savoir s’il va s’intéresser aux Jeux olympiques, en février à Pyeongchang. «Je me réjouis de voir ça, lui répond-il. Chez nous en Suisse, le ski est un truc important. L’an dernier, j’avais pu aller aux Mondiaux de Saint-Moritz voir la descente et c’était très impressionnant.» Une nuée de micros sous le nez, Roger Federer conclut, en guise d’au revoir: «Après une grande victoire comme celle-ci, il faut du temps pour digérer. Je vais disparaître un moment, j’en ai besoin.»

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© JOHN MACDOUGALL