Avec seulement deux points en deux matchs, l’Espagne n’est pas à l’abri d’une élimination au premier tour de l’Euro en cas de défaite contre la Slovaquie, mercredi à Séville (18h). La Roja a été tenue en échec par la Suède (0-0) puis par la Pologne (1-1) malgré des taux respectivement de 86% et de 77% de possession de balle. Impuissante, prévisible, facile à contrer, son glorieux héritage s’est progressivement mué en fardeau.

Après avoir longtemps incarné l’équipe favorite qui ne gagnait jamais, l’Espagne est devenue l’équipe qui gagnait tout (Euro 2008, Coupe du monde 2010, Euro 2012) avec un style copié par tous. Elle a depuis dû vivre sous le poids des attentes, en termes de résultats mais aussi de qualité de jeu. «Ce qui devait être un moment de rupture avec le passé est devenu un miroir omniprésent pour la génération postérieure, estime Miguel Angel Lara, qui suit la sélection pour le quotidien sportif Marca. Si nous avions juste gagné l’Euro 2008, nous aurions simplement mis fin à notre complexe. Mais on a commencé à tout gagner, et créé une comparaison impossible pour les équipes futures.»