Pas de chance pour le public genevois. C'est avec une certaine tristesse que Roland Haefliger, directeur du Geneva Challenger (75 000 dollars), a annoncé hier en conférence de presse le forfait de Roman Valent pour le tournoi international du Drizia-Miremont qui débute lundi prochain (qualifications dès ce week-end). Récent vainqueur du tournoi juniors de Wimbledon, le Zurichois de 18 ans souffre d'une mononucléose et subit des examens à l'hôpital de Berne. Hormis cette défection de dernière minute, le directeur du tournoi a annoncé une participation relevée. En tête d'affiche, deux récentes révélations du circuit pas encore très connues du grand public: l'Espagnol Albert Montanes (ATP 95) et le Costaricien Juan Antonio Marin (ATP 104). Avec un joueur dans le Top 100 et six dans le Top 150, la qualité moyenne des présents est quelque peu supérieure à celle de l'an dernier.

Points ATP à prendre

Si Roman Valent a dû renoncer à la wild-card qui lui était promise, Carlos Cuadrado acceptera la sienne et foulera la terre ocre du Bout-du-Monde. L'Espagnol, vainqueur cette année du tournoi juniors de Roland-Garros, avait impressionné le public parisien en ne concédant que 24 jeux lors de ses six matchs aux Internationaux de France. A relever également les présences du Russe Andreï Cherkasov (ATP 266, mais 13e mondial en 1991), de l'Espagnol Julian Alonso et de son compatriote Juan Albert Villoca, vainqueur du tournoi en 1998 et finaliste de Gstaad en 1997. Enfin, plusieurs Français seront là, dont Olivier Mutis (ATP 244), vainqueur de Wimbledon juniors en 1995. Que recherchent tous ces joueurs à Genève? «Davantage que pour l'argent, ils sont là pour les points qui servent à déterminer le classement ATP, répond Roland Haefliger. Le vainqueur repart avec 60 points, soit seulement 10 de moins qu'un demi-finaliste de Gstaad où le prize-money est bien plus élevé (ndlr: 600 000 dollars).»

Côté finances, Roland Haefliger a bouclé sans trop de problèmes son budget. L'an dernier, il avait eu quelques soucis, songeant même à annuler le tournoi. Pour cette 35e édition, par contre, malgré le retrait de Swiss Tennis en septembre dernier – l'organe faîtier a coupé sa subvention de 26 000 francs pour privilégier les épreuves Satellite, Futurs et juniors – et de deux sponsors, le directeur a trouvé suffisamment de partenaires. «Très rapidement, j'ai reçu le soutien d'anciens sponsors. Ceux-ci sont supérieurs en nombre et en qualité. A Noël, le budget était déjà bouclé. Il se monte à 330 000 francs, auxquels il faut ajouter environ 300 000 francs en contre affaires (ndlr: 100 000 francs avec dix hôtels)», explique Roland Haefliger.