Les Ultim mesurent 32 mètres de long pour 23 mètres de large au maximum. Certains peuvent voler au-dessus de l’eau grâce à des foils, et atteindre la vitesse incroyable de 85 km/h (environ 45 nœuds). Au départ de la mythique Route du Rhum, dimanche à Saint-Malo, il n’y en avait que pour ces maxi-trimarans qui promettaient de se disputer la victoire, voire de pulvériser le record de la compétition en traversant l’Atlantique en six jours ou moins. Mais la moitié des six bateaux de cette classe ont rapidement déchanté, alors que toute la flotte a dû composer avec une violente tempête mardi.

Le Cléac'h chavire

A la mi-journée, Armel Le Cléac'h a abandonné au large des Açores alors que son Maxi Banque Populaire IX pointait en troisième position. «Le bateau semble avoir chaviré suite à la rupture de son flotteur bâbord», a commenté son équipe. Le marin français – qui a pu déclencher sa balise de détresse, et s’abriter sain et sauf à l’intérieur de son Ultim – était l’un des grands favoris de cette épreuve en solitaire, mais pas le premier à devoir écourter l’aventure.

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Après un départ canon, le Maxi Edmond de Rothschild de Sébastien Josse a perdu une énorme partie de 8 mètres de long de son flotteur tribord tôt lundi, alors qu’il menait la course. Il a dû adopter une allure réduite pour rejoindre le port de La Corogne, où une équipe attendait pour récupérer le navigateur. Thomas Coville avait à son tour pris les commandes lorsqu’il a dû dérouter vers la côte galicienne après avoir subi une casse au niveau du carénage du bras avant bâbord de Sodebo Ultim. Mardi en fin d’après-midi, il n’avait pas abandonné mais déjà pris beaucoup de retard sur la tête de la course, où François Gabart (Macif) et François Joyon (Idec Sport) étaient pratiquement au coude-à-coude en direction de la Guadeloupe.