«Se battre pour faire comprendre que le monde sportif et le monde associatif sont là pour apporter autre chose que ces drames.» Presque tous les jours, Roxana Maracineanu assène le même message dans les médias. Plus question, pour l’administration qu’elle dirige et qui verse près de 400 millions d’euros par an de subventions aux fédérations et associations, de fermer les yeux sur les accusations de viols et de harcèlement sexuel formulées par d’anciens sportifs. Un combat de taille pour cette ancienne championne du monde de natation de 44 ans, médaille d’argent aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, nommée ministre par surprise en 2018 pour succéder à l’escrimeuse Laura Flessel. Avec, comme adversaire ces jours-ci, un cacique du sport hexagonal: le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), Didier Gailhaguet, 66 ans, «parrain» de la discipline depuis presque trois décennies.

Ce combat, résultat des révélations de l’ex-patineuse Sarah Abitbol dans son livre Un si long silence (Ed. Plon) publié en janvier, est plus qu’emblématique, à deux ans des JO d’hiver de Pékin et à quatre ans des JO d’été de Paris.