Vainqueur du classement général de la Coupe du monde 2000 et du globe de cristal de super-G, double championne du monde (du combiné, à Sestrières, en 1997 et de descente, à Vail, il y a deux ans), Renate Götschl est une des stars du ski féminin. Elle n'entend donc pas rester sur la mauvaise impression laissée par sa chute, lundi, lors du super-G des Mondiaux de Sankt Anton. Une discipline dans laquelle elle faisait pourtant figure de favorite. «J'ai revu mon plongeon à la télévision. Cela m'a bien fait rire, confesse-t-elle. J'ai commis une faute énorme et j'aurais pu me blesser. Fort heureusement, je m'en tire plutôt bien.»

L'Autrichienne (25 ans) affirme avoir complètement digéré sa mésaventure. «Quand il m'arrive de tomber, j'ai pour habitude de tourner immédiatement la page. C'est fait, on ne peut rien y changer. Je vais désormais me concentrer sur la suite de la compétition.» A Sankt Anton, Renate Götschl – 19 victoires en Coupe du monde – entend en effet participer à toutes les disciplines encore au programme de ces Mondiaux: le combiné ce vendredi, la descente dimanche, le géant et le slalom la semaine prochaine.

Pour le combiné du jour, elle ne se voit pas encore en or. «Janica Kostelic va creuser un tel écart en slalom (ndlr: cette saison, la Croate a largement dominé l'opposition dans cette discipline) qu'il me sera difficile de prendre une marge suffisante en descente pour éviter son retour. Et nous ne serons pas les seules à vouloir gagner.»

La skieuse d'Obdach réserve donc ses forces pour la descente de samedi. «Là, il faudra effectivement compter avec moi. La neige devient de plus en plus compacte au fil des jours, les courbes sont magnifiques et je me sens de mieux en mieux lors des entraînements. J'adore ce tracé.» Et la pression du public autrichien qui attend une première médaille d'or de la «Wundermannschaft»? «Ma seule pression est celle que je m'impose. Sinon, tout va très bien. J'espère juste ne pas décevoir une deuxième fois l'attente de mes compatriotes. Je vais tout faire pour ne pas les décevoir.»

Quand on lui demande d'évoquer le souvenir qu'elle garde de ses huit années passées au plus haut niveau dans le Cirque blanc, Renate Götschl n'hésite pas une seconde: «Ma saison 1999-2000 m'a comblé. Par contre, je garde un souvenir mitigé des JO de Nagano de 1998. J'avais été très déçue de rentrer du Japon sans avoir gagné la moindre médaille».

Y. T.