Football

En Russie, le contrecoup de «la plus belle Coupe du monde de l’histoire»

Un an après le sacre de la France à Moscou, la discipline a gagné en popularité dans tout le pays mais les problèmes structurels demeurent, amplifiés même par les coûts d’entretien de plusieurs stades disproportionnés. Reportage

Huit camarades chantent à tue-tête l’hymne du FC Rostov en se rendant à pied vers l’immense stade achevé l’année dernière. Samedi 13 juillet, leur club favori ouvre la saison de Première Ligue russe presque un an jour pour jour après la finale qui a vu triompher la France l’été dernier. «C’est la fête, se réjouit Grigori, 25 ans. On est super contents d’avoir un nouveau stade pour notre équipe et maintenant on vient à tous les matches. L’ancienne enceinte était vraiment soviétique et triste», explique-t-il.

La Rostov Arena (45 000 places), qui a notamment accueilli le match Suisse-Brésil, a coûté 310 millions de francs. Elle brille de mille feux sur la rive gauche du Don, bien détachée sur un horizon vierge d’autres constructions. Un gigantesque écran vidéo fait le tour de sa façade, bien visible dans l’obscurité depuis les cafés garnissant la promenade favorite des habitants de la ville, sur la rive droite.