Sur la demande du Conseil des joueurs, Adam Helfant, le directeur exécutif et président de l’ATP, a accepté le principe d’une saison écourtée. Le tennis étant le seul sport s’étalant sur onze mois. A partir de 2012, la pause entre le Masters et le premier tournoi de l’hémisphère Sud en janvier sera de sept semaines, soit deux de plus qu’actuellement.

La principale victime collatérale de ce changement de calendrier sera sans doute le tournoi de Paris Bercy étant donné que la semaine de pause avant le Masters va disparaître. Les meilleurs ne voudront pas prendre le risque d’aller se consumer au bord de la Seine avant d’enchaîner avec la finale de l’ATP Tour.

A voir les cernes de Berdych, Djokovic ou Söderling, la décision d’écourter le calendrier paraît judicieuse. Elle n’émeut pas Roger Federer. Le numéro deux mondial ne figurait pas sur la liste des quémandeurs de cette modification. «Je ne me suis pas battu pour ça parce que, si je trouve que la saison est longue, je m’accorde des pauses pendant la saison. C’est à chaque joueur de savoir combien de tournois il a besoin de disputer. Certains ont besoin de compétition, d’autres ont besoin de plus s’entraîner. Chacun fait ce qui est le mieux pour lui.» Le Bâlois estime néanmoins que cette décision est une bonne chose pour tout le monde. «On verra à l’usage. Je ne suis pas docteur, mais je pense qu’en sept semaines tu as le temps de bien récupérer et de soigner des problèmes d’inflammation ou autres. Cela dit, je pense qu’il serait plus judicieux de repousser l’open d’Australie. Cela nous permettrait alors de vraiment nous reposer en décembre au lieu de commencer déjà à nous préparer pour la saison suivante avec cette importante échéance si proche.»