Depuis la semaine dernière, l’alpinisme est inscrit au patrimoine mondial immatériel de l'Unesco. Qui est-il, d'ou vient-il, que devient-il, qui sont ceux qui le pratiquent et quel est leur esprit? A partir de la définition désormais officielle de cet art alpin, Le Temps s'est plongé dans son histoire pour mieux comprendre la singularité de cette activité.

Episode précédent: La naissance nébuleuse de l’alpinisme

Lorsque Henriette d’Angeville atteint le sommet du Toit de l’Europe en septembre 1838, le quotidien genevois Le Fédéral annonce la performance par ces mots: «Notre orgueilleux Mont-Blanc doit se sentir humilié comme jamais. Mardi 4 septembre, à 1h25, il a vu sa cime foulée par le pied d’une femme.» Mademoiselle d’Angeville y porte-t-elle attention? On peut se permettre d’en douter. L’aristocrate a 44 ans et l’obstination d’une prétendante aux sommets. Ces écrits ne sont d’ailleurs pas les premiers commentaires mortifiants qui parviennent à ses oreilles.