C’est une invitation. Découpée dans le ciel, la silhouette du Fitz Roy (3405 mètres) semble lancer un appel aux funambules. En équilibre entre le Chili et l’Argentine, son arête s’étend du nord au sud, pointant sept fois à travers l’horizon.

Cette dentelle céleste fleure bon l’Aéropostale et l’aventure. Guillaumet, Mermoz, Fitz Roy, Poincenot, Rafael Juarez, Saint-Exupéry et S. sont les noms de chacune des aiguilles du massif lorsqu’on le parcourt du nord au sud. En février 2014, la cordée américaine composée de Tommy Caldwell et du grimpeur Alex Honnold l’avait parcourue entre le 12 et le 16 février. En 2019, le Californien Jim Reynolds y a signé un solo intégral aller-retour. Cette année, pour fêter ses 40 ans, le Belge Sean Villanueva O’Driscoll y est allé à sa manière: du sud au nord, en solitaire, en prenant le temps qu’il voudra prendre.