L’Allemand Sebastian Vettel (Red Bull-Renault) a remporté le Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone, fêtant le troisième succès de sa carrière. Son coéquipier australien Mark Webber a permis à Red Bull de réaliser le doublé comme en Chine. Le podium a été complété par le vétéran brésilien Rubens Barrichello (Brawn- Mercedes).

Vettel (21 ans) a largement dominé les débats sur le vieux circuit anglais, réalisant le hat trick parfait avec victoire, pole position et record du tour. Le jeune Allemand, qui s’est imposé pour la première fois sur une piste sèche après ses victoires sous la pluie en Italie (2008) et en Chine (2009), a gagné dans un style qui rappelle un certain Michael Schumacher. Vettel a une fois encore largement éclipsé son coéquipier Mark Webber, qui n’a jamais remporté un Grand Prix en 132 départs.

«Gagner sur une piste où un héros comme Nigel Mansell a écrit l’histoire, c’est un rêve absolu», a déclaré le vainqueur. «Ce n’est jamais facile de gagner un Grand Prix de formule 1. Il faut toujours faire attention, lors des ravitaillements ou quand on double. La clé était de prendre un bon départ et de creuser l’écart dès les premiers tours», a expliqué le jeune pilote allemand, qui fêtera vendredi son 22e anniversaire.

Le suspense n’a pas duré longtemps devant les plus de 100 000 spectateurs massés à Silverstone. Vettel, qui avait pourtant embarqué davantage d’essence que Barrichello et Webber, a creusé un impressionnant écart lors de son premier relais, prenant en moyenne une seconde au tour à ses poursuivants. Parti en troisième position derrière Barrichello, Webber a pu le dépasser au 21e tour lors du premier ravitaillement d’une épreuve pauvre en émotions.

Vainqueur de six des sept premiers Grands Prix, Jenson Button (Brawn-Mercedes) a cette fois dû se contenter d’une course anonyme. Devant son public, le leader du championnat du monde s’est classé 6e, soit son moins bon résultat de la saison. Mais Button reste largement en tête du championnat, avec 23 points d’avance sur Barrichello et 25 sur Vettel. La lutte pour le titre ne peut plus concerner d’autres pilotes que ce trio.

Buemi à la peine

Quant au Suisse Sébastien Buemi, il a amené sa peu compétitive Toro Rosso-Ferrari à la 18e place. Le Vaudois ne pouvait guère prétendre à mieux dans une course marquée par deux abandons seulement, ceux de son coéquipier Sébastien Bourdais et du Finlandais Heikki Kovalainen (McLaren-Mercedes), qui se sont accrochés.

A la peine depuis le début de la saison, Ferrari a semblé en progrès dans la verte Albion. Grâce à une bonne stratégie, Felipe Massa, 11e seulement sur la grille, s’est hissé à la 4e place juste devant Nico Rosberg.