Wimbledon

Les seconds rôles du tennis

Loin des records de Roger Federer, Rafael Nadal ou Serena Williams, des dizaines d’hommes et de femmes complètent les tableaux et remplissent les programmations des premiers jours. Ils disparaissent ensuite rapidement après quelques jours. Dommage, ils ont des choses à dire et à raconter

Au cinéma, les noms des acteurs tenant des petits rôles apparaissent au générique de fin, lorsque le volume de la musique baisse, que les lumières se rallument et que les plus pressés des spectateurs ont déjà quitté la salle. A Wimbledon, les noms des seconds rôles (joueuses et joueurs classés entre les 40e et 100e places mondiales) disparaissent au début du spectacle, avant l’arrivée des caméras et parfois même des vedettes. D’eux, on ne retient souvent que le nom – Kohlschreiber, Vesely, Dzumhur, Haase, Millman, Kukushkin chez les garçons, Giorgi, Jabeur, Parmentier, Linette, Golubic chez les filles –, parce qu’ils et elles donnent régulièrement la réplique à Roger Federer, Rafael Nadal ou Serena Williams.

Si l’on est un habitué du circuit, leur visage a quelque chose de familier. Il est rare de pouvoir associer les deux, nom et visage. Les seconds rôles sont là depuis longtemps – parfois dix ou quinze ans – mais jamais très longtemps: un ou deux tours, trois les bonnes années. Ce sont de véritables professionnels mais pas des champions. Juste de grands sportifs dont on parle peu, sinon jamais.